Psychomotricité

« L’acquisition par le jeu est un moyen pédagogique essentiel qui permet à l’enfant de découvrir son corps et ses capacités motrices »

Un enfant qui joue travaille psychiquement à son vécu, il se construit et donne du sens à sa vie.

La psychomotricité que votre enfant vit ou va vivre s’inspire de la méthode Aucouturier.

Cette méthode aide l’enfant à développer les différents stades de sa maturation, à s’épanouir, à évoluer à son rythme. On ne parle pas de compétition ni de performances, il n’y a pas de but à atteindre, pas de consignes motrices mais développe ses fonctions motrices par rapport à l’espace, au temps, au corps et aux autres.

Elle permet aussi à l’enfant de vivre et d’évacuer ses pulsions (notamment agressives qui font partie de chaque enfant), elle donne à l’enfant des alternatives dans sa résolution de conflits.

Elle lui permet de se « lâcher » et d’entrer ainsi dans la créativité, d’affirmer son identité : il a le droit de dire NON, le droit d’être en colère…

Grâce à ce vécu corporel, l’enfant va avoir accès à la représentation et à une envie de savoir et d’apprendre (le cognitif) base de l’enseignement primaire.

 

Comment se déroule une séance ?

Le dispositif spatial :

On investit la salle avec tout ce qui relève du sensori-moteur : ce qui permet de grimper, de sauter, courir, ramper, rouler… Et tout ce qui est symbolique : jouer à, faire comme, jouer des personnages (agressifs, princesses…)

L’importance des jeux symboliques :

• Trouver les ressources symboliques pour réduire ses angoisses et développer une bonne image de soi.

• Eprouver un plaisir renouvelé qui lui donne l’énergie de s’épanouir, de progresser tout en affrontant les difficultés externes et de vivre sans danger les frustrations que tout être humain doit surmonter.

Parfois on pourra trouver un coin représentation : on peut construire avec des blocs de bois, des briques…

Le dispositif temporel :

• Un rituel d’entrée : On met les pantoufles s’il y en a, on se dit bonjour, on chante une chanson et on rappelle les règles et les limites.
• Un temps d’expressivité motrice.
• Un temps pour raconter l’histoire (afin de faciliter le retour au calme) si les enfants sont très excités, on pourra faire une petite relaxation.
• Un temps d’expressivité graphique ou verbale : l’enfant dessine ou raconte ce qu’il a fait pendant la séance.
• Un rituel de sortie : une comptine, un chant, se dire au revoir…

 

Et moi dans tout ça ?

Il peut être perçu par un œil non averti que les enfants jouent comme s’ils étaient dans une cour de récréation. En fait, l’adulte est là pour accompagner l’enfant et le faire avancer, le stimuler, l’orienter, alimenter le jeu, observer les enfants pour affiner son intervention. Il adaptera ainsi le matériel, la disposition de la salle pour que l’enfant puisse progresser.
Il accompagne l’enfant dans un processus de communication, de création et lui permet de vivre « là où il est ».
Seul, l’enfant risque de perdurer dans une impulsivité motrice, responsable d’une énergie disproportionnée, incontrôlée par rapport à l’activité réalisée. L’adulte est le garant de la sécurité physique et affective.